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    Mise à jour le 11/10/2008
Articles de la rubrique "RECITS DE VOYAGES"
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Sumatra et l'archipel des Mentawaï

Samedi 12 Avril 2008 à 14:01

Publié par Lilas Marie dans RECITS DE VOYAGES

  

 Drapeau indonésie

 

 

 

 

Compagnies aériennes 

 Emirates et Air Asia

Visa

Possibilité de l'obtenir à l'aéroport à l'arrivée 

Monnaie 

La roupie indonésienne (Rps)

  

 

 

En partant pour Sumatra, nous avions déjà dans l'idée d'aller sur l'île de Siberut dans l'archipel des Mentawaï, à la rencontre des "hommes fleurs".

Les informations "récoltées" sur différents forums de voyages nous indiquaient  qu'il était plus aisé de trouver un guide à Bukittinggi, au nord de Padang.

Après un court séjour à Jakarta, nous nous sommes donc envolées pour Padang avec Air Asia, d'où nous avons pris de suite un bus pour Bukittinggi.

La région de Bukittinggi est très belle, et en attendant de pouvoir nous rendre sur Siberut, nous en avons profité pour visiter cette belle région : 

  • Tout d'abord le pays Minang et ses maisons typiques,

Le pays Minang est une région de Sumatra où vivent les Minangkabau, de religion musulmane. Ils constituent une des plus grandes sociétés matrilinéaires au monde. La femme possèdant tous les biens (terres, immobiliers, mobiliers...) ne les transmet qu'à ses filles.

  • Ensuite le lac Maninjau, superbe, non loin de Bukittinggi. L'arrivée sur le lac est spectaculaire ; la route surplombe le lac et descend ensuite sur 44 virages en épingle, jusqu'au village.
  • La vallée de Harau et ses cascades.
  • Sans oublier la Rafflesia, la plus grande fleur du monde (son diamètre peut atteindre 1 mètre).

  

 C'est donc depuis Bukittinggi que nous avons organisé notre trek sur l'île de Siberut, dans l'archipel des Mentawaï.

Après quelques jours d'attente liés à des problèmes de bateau (il n'effectue pas la traversée s'il y a trop de vagues...), nous avons donc quitté Bukittinggi à destination de Padang, en compagnie de notre guide Awang. 

Achat de la nourriture pour les 8 jours de notre trek à Padang, puis direction Muarasiberut : la traversée, mouvementée,   a duré toute la nuit (il y avait des vagues, le bateau bougeait beaucoup...).

Arrivée en vue de l'île de Siberut au petit matin. Le temps d'un petit déjeuner, et nous partons en pirogue à l'intérieur de l'île à la rencontre des "hommes fleurs".

Les Mentawaï doivent leur surnom "d'hommes fleurs" à leur façon de se parer des fleurs de la forêt. Des colliers de perles de couleurs vives, ainsi que des tatouages, viennent compléter leur parure.

Le ton est donné de suite, à peine descendues de la pirogue, nous avons de la boue jusqu'à mi-mollet, et il en sera ainsi pendant 8 jours...

Les Mentawaï sont très accueillants. Notre guide Awang les connait bien et est très apprécié par eux, ce qui a bien facilité les contacts.

Nous avons donc marché dans la jungle, de "village" en "village", nous enfonçant dans la boue jusqu'à mi-mollet (voire jusqu'aux genoux), marchant en équilibre sur des troncs d'arbres, traversant des zones marécageuses, des rivières... Le soir, nous étions hébergées dans des maisons Mentawaï, dormant sur des nattes à même le sol.

Expérience enrichissante... On a du mal à imaginer que des personnes puissent encore vivre comme cela à notre époque. Mais cela risque de vite changer, c'est du moins le sentiment que nous avons eu.

 

 De retour sur Sumatra, nous avons pris la direction du Lac Toba, dans le nord de l'île, plus précisément de l'île de Samosir.

Le lac Toba,  ainsi que l'île de Samosir,  ont été formés par l'explosion d'un volcan géant, il y a 75 000 ans. Le lac mesure 100 km de long sur 31 km de large.

C'est dans cette région que vit le peuple Batak, dont les maisons ont une architecture particulière.

  

Bien que ce soit une des régions les plus touristiques de Sumatra, il y a tout de même bien peu d'étrangers, comme dans la plupart des régions de l'île. 

Autre région visitée, le parc national de Kerinci. La route qui, depuis Padang, mène à Sungai Penuh (capitale du district de Kerinci), est superbe : très beaux paysages de montagnes, vues sur le volcan Kerinci,  et plantations de thé à perte de vue.   

Et voilà, notre voyage sur Sumatra se termine... Le point le plus marquant pour nous restera notre "aventure" sur l'île de Siberut, bien évidemment, mais de nombreuses régions de Sumatra se caractérisent, également, par de très beaux paysages de montagnes, volcans, forêts et lacs. 

 

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Le Mali

Mardi 27 Mai 2008 à 19:14

Publié par Lilas Marie dans RECITS DE VOYAGES

Drapeau Mali  

 

 

      

Compagnie aérienne 

 la Royal Air Maroc 

Visa

A prendre, avant le départ, en ambassade 

 Monnaie

Le Franc CFA

  

 

 

 

 Nous sommes arrivées à Bamako fin juillet. Mariam nous attendait depuis un bon moment car l'avion avait du retard. 

 Mariam est une jeune femme "Peule" dont nous avons eu les coordonnées par une connaissance.

Les "Peuls" constituent une ethnie présente dans environ 15 pays africains. Au Mali, les "Peuls" sont principalement implantés dans la région de Mopti. Ils sont traditionnellement nomades et semi-nomades. 

 Nous passons donc notre première nuit au Mali, à son domicile à Bamako, et en profitons pour visiter la ville avec elle. 

Le lendemain, nous prenons un bus en direction de Mopti, tout en ayant convenu avec elle de nous retrouver plus tard, durant notre voyage.

Arrivée tôt le matin à Mopti. La ville dort encore... Nous souhaitons négocier des places sur une pinasse, afin de nous rendre à Tombouctou par le Niger.

Nous trouvons finalement une pinasse de commerce qui doit partir dans la journée, et qui accepte de nous prendre à son bord moyennant une participation financière.

Entre temps, les marchés se sont ouverts. Nous partons donc faire quelques achats en prévision de notre séjour de plusieurs jours sur la pinasse (nourriture, ustensiles de cuisine, nattes pour dormir).

Nous apprendrons finalement que la pinasse ne pourra pas partir le jour même pour des raisons de moteur, et que notre départ est remis au lendement matin. Nous passons donc la nuit à quai, à bord de la pinasse. 

Le départ se fait sans problème le lendemain matin. Les journées suivantes se passent donc tranquillement à bord de la pinasse à regarder le paysage, boire le thé en compagnie d'un jeune couple ainsi que d'Ali un jeune malien qui nous fait beaucoup rire...  

 

Nous arrivons finalement à proximité de Tombouctou en pleine nuit, après plusieurs jours de navigation. 

Nous avons principalement logé chez l'habitant au Mali.  

A Tombouctou, nous avons passé nos nuits, à la belle étoile, sur la terrasse de la famille  qui nous hébergeait. 

"Tombouctou, la ville des 333 Saints", "Tombouctou, la mystérieuse", ce nom fait rêver... et nous avons hâte de voir cette ville.

 La légende raconte que Tombouctou s'est construite autour du puit d'une femme nommée "Bouctou". Les nombreux échanges entre le Maghreb et le Sahel africain firent sa prospérité. Cette dernière déclina quand la voie maritime entre l'Afrique du Nord et l'Afrique Noire fut ouverte. 

 Les jours suivants se passent à déambuler dans ses ruelles, tout en visitant les principales curiosités. 

  

 

Nous reprenons notre route à destination de Gao, la cité des Askias. Tout d'abord en 4x4, ensuite en bus.   

Nous roulons depuis un certain temps déjà, quand soudain, au milieu de la nuit, le bus s'arrête... Tout le monde descend, sort des nattes et s'endort dans le désert. Surprises, nous faisons de même.... 

Au petit matin, le bus repart. Peu de temps après, nous arrivons au bord du Niger où le bus doit prendre le premier bac de la journée. Gao est maintenant toute proche.  

A Gao, nous sommes à nouveau logées dans une famille. Fidèles à nos habitudes, nous dormons à la belle étoile. C'est bien plus agréable qu'une maison en "banco" dans laquelle la chaleur est étouffante. Mais nous souffrons tout de même de plus en plus de la chaleur. 

Gao est l'ancienne capitale de l'empire Songhaï. Le tombeau des Askias, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, a été construit en 1495 par Askia Mohamed, empereur du Songhaï.

 Visite de la ville, du tombeau des Askias et balade en pirogue jusqu'à la dune rose sont nos principales activités des jours suivants.  

 

Départ pour Hombori en bus. C'est une très belle région. On se croirait au Far West...

Nous allons en profiter pour faire un peu de randonnée.

Nous trouvons, à nouveau, à nous loger chez l'habitant, et dormons à la belle étoile. On sent bien que, dans cette région, la température est bien plus agréable qu'à Tombouctou ou Gao, et avec un petit air frais, la nuit est très agréable. 

Le lendemain matin, accompagnées d'un guide, nous partons faire de la randonnée aux alentours d'Hombori. Tôt le matin, la température est presque fraîche ce qui nous convient parfaitement...

En début d'après-midi, nous allons jusqu'à la Main de Fatima, impressionnante paroi rocheuse, aux alentours de laquelle il est également possible de faire de la randonnée.   

 

Nous voici à nouveau sur la route, à destination de Mopti. C'est là que nous avons convenu de nous rencontrer avec Mariam. Nous avons prévu d'aller au pays Dogon ensemble. 

Nous la retrouvons le lendemain matin. Elle est arrivée, par le bus, dans la nuit, à l'hôtel où nous avions rendez-vous. 

Le temps de préparer quelques affaires pour les quelques jours que durera le trek, et nous partons pour Bandiagara.

Le plus gros de notre sac à dos va rester à l'hôtel à Mopti. 

Les Dogons, peuple du Mali, habitent une région montagneuse appelée "Falaise de Bandiagara". Ce sont, avant tout, des agriculteurs : mil, sorgho et riz. L'intérêt que présentent les Dogons tient à la grande richesse de leurs mythes et de leurs rites.

Nous avons choisi de faire notre trek de Dourou à Kani Kombolé.

Dourou se situe sur la falaise de Bandiagara. Nous partons donc à pied, en compagnie de Mariam, nous arrêtant dans les villages Dogon sur notre trajet. La randonnée est agréable et pas difficile du tout, d'autant plus que nous ne marchons pas aux heures les plus chaudes de la journée. Quelques heures après notre départ, nous commençons à descendre de la falaise pour aller visiter les villages de la plaine, Ende et Teli, entre autre. 

Le soir, nous nous arrêtons dans des "campements" et y trouvons hébergement et restauration. 

   

A la fin de notre trek, après être repassées à Mopti récupérer le restant de nos effets personnels, nous prenons la direction de Djenné. Cela tombe vraiment bien, nous allons arriver à Djenné la veille de jour du marché. 

Djenné est construite entre deux bras du Bani, affluent du Niger, sur une île de 88 hectares. Pour la rejoindre, il faut emprunter un bac.

Nous trouvons un hébergement à proximité de la place du marché et de la mosquée.  

  

Le jour du marché, nous sommes de suite sur place, et assistons dès le début de la matinée à la mise en place de tous les étals. C'est un marché très coloré, et ce jour là tous les habitants de la région affluent vers Djenné. En milieu de journée, le marché est noir de monde. 

La grande mosquée de Djenné, plus grand monument de la ville, est vraiment superbe. C'est le plus grand édifice du monde construit en "banco". Mais hélas, elle n'est pas accessible aux non-musulmans. Il nous faut donc nous contenter de la contempler de l'extérieur.  

Notre voyage commence à toucher à sa fin.  

Nous reprenons la route, et après un court passage à Ségou, nous sommes de retour à Bamako.  

Nous séjournons de nouveau chez Mariam. Quelques derniers achats dans les marchés de la ville, et nous nous envolons vers la France.  

Nous garderons un bon souvenir de notre voyage au Mali, en premier lieu par la façon dont nous avons voyagé. 

L'autre point important de notre voyage fut d'avoir fait la connaissance de Mariam que nous avons beaucoup appréciée.   

 

 

 

 

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Madagascar

Samedi 12 Avril 2008 à 14:23

Publié par Lilas Marie dans RECITS DE VOYAGES

     Drapeau Madagascar

 

 

  

 

 Compagnie aérienne

Air France

Visa

Possiblité de l'obtenir à l'aéroport à l'arrivée

Monnaie

L'Ariary (Ar)

 

Lors de la préparation de notre voyage, nous avions prévu de nous rendre aux Tsingy de Bemaraha. Peu à peu, il nous était apparu que, compte tenu de l’état de certaines routes, il serait bien plus agréable d’y accéder par voie fluviale.

En consultant les forums de voyage, nous avions finalement pris contact avec Amélie, qui prévoyait d’ouvrir des lignes de bus sur Madagascar, mais qui pouvait également nous procurer un guide, une pirogue et du matériel de camping afin d’effectuer la descente de la Tsiribihina au départ de Miandrivazo. Cela nous permettait également de ne pas perdre de temps en organisation en arrivant à Madagascar.

A peine arrivées à Antananarivo, et après quelques heures de sommeil, nous prenons donc un taxi-brousse en direction d’Antsirabé, puis de Miandrivazo où nous avons rendez-vous.

Nous rencontrons Jean Noël, originaire d’Antsirabé, qui sera notre guide durant les 3 jours de descente de la rivière, et qui s’est occupé de tous les achats de nourriture ainsi que de trouver une pirogue.

Tôt le lendemain matin, nous nous apprêtons donc à charger la pirogue et à partir…

Plus de pirogue au bord de la rivière !!! Elle a tout simplement disparu… N’ayant pas le temps d’attendre qu’elle soit retrouvée, nous effectuons les démarches nécessaires à la déclaration de vol, puis nous nous mettons à la recherche d’une autre pirogue , et partons enfin.

Les trois jours suivants se passent agréablement, à contempler le paysage, les quelques villages le long de la rivière, ainsi que les animaux sur les berges. La pirogue vogue doucement, sans un bruit, et nous avons tout le loisir d’apercevoir toutes sortes d’oiseaux ainsi que des lémuriens. Nous rencontrons même quelques crocodiles. Le soir, nous établissons nos campements sur les berges et dormons sous tente.

Le troisième jour, nous arrivons à destination. Nous avions prévu, avec Amélie, qu’un 4x4 nous attende et nous amène aux Tsingy. Celui-ci n’étant pas encore arrivé, nous décidons donc de l’attendre au bord de la rivière. 

Après une longue attente, nous partons finalement pour le village le plus proche. Nous trouvons une charrette tirée par deux zébus pour nous y amener. Chemin faisant, nous croisons notre 4x4 qui arrive enfin.

Nous prenons donc la route des Tsingy. Nous arrivons à Bekopaka, le lendemain, après un arrêt à Belo sur Tsiribiniha afin d'y passer la nuit. Nous nous rendons de suite au bureau de l’ANGAP (Association Nationale pour la gestion des aires protégées).

Marcellin sera notre guide pour la visite. Nous décidons de faire les petits Tsingy le jour même, et nous réservons les grands pour le lendemain. 

Roches calcaires formées par un dépôt de fossiles et de coquillages morts sous la mer il y a 200 millions d'années, et par la suite façonnées par l'eau des pluies il y a 5 millions d'années, les Tsingy, constitués d'un dense réseau de failles, crevasses et lames acérées, sont de véritables cathédrales de calcaire. Ils ont été déclarés site du patrimoine  mondial de l'UNESCO, en 1990

Le lendemain, accompagnées de Marcellin, nous partons en 4x4 afin de nous rendre aux grands Tsingy, qui se trouvent à une vingtaine de kms de là. Cette fois-ci, les choses deviennent sérieuses… Il nous faut nous équiper d’un baudrier, fourni par l’ANGAP, pour faire le circuit prévu, considéré comme « difficile ».

Nous terminons le circuit en à peine 3 heures.

En début d’après-midi, nous repartons en 4x4 pour Monrodava, sachant que sur la route se trouve la fameuse « allée des baobabs ».

Au moment où nous retraversons la Tsiribihina avec notre 4x4, nous sommes à nouveau victimes d'une panne, le moteur du bac s'arrête, et nous commençons à dériver sur la rivière pendant un certain temps. La panne réparée, nous continuons notre route...


Le lendemain, après avoir flâné dans Morondava une partie de la matinée, nous reprenons la route, en début d’après-midi, pour retourner à Antsirabé. Cette fois-ci, ce sera un taxi-brousse, dans lequel nous sommes bien entassés… 


La route est longue, les heures passent, la route est en plus en plus mauvaise, conséquence des nombreux cyclones qui balaient l’île. Soudain, au milieu de la nuit, le taxi-brousse s’arrête… nous avons crevé. Nous voilà donc tous assis au bord de la route, au beau milieu de la nuit. C’est un taxi-brousse, venant en sens inverse, qui nous prêtera sa roue de secours…


Tôt le matin, nous approchons d’Antsirabé. Le froid se fait de plus en plus sentir : Antsirabé se situe à 1 500 mètres d’altitude. C’est la ville la plus froide de l’île…et nous sommes en hiver.

Après quelques heures de sommeil, nous rencontrons Michel, un ami de Jean-Noël, qui nous propose d’assister à une cérémonie de  « retournement des morts », le lendemain. Nous passons le reste de la journée à visiter la ville.   

 
Le jour prévu, non sans appréhension, nous partons donc à cette cérémonie. Afin d’être respectueuses de la famille, et sur les conseils de Michel, nous passons voir les membres de la famille avant, afin de nous présenter, et de les informer que nous allons assister à la cérémonie, ce qu’ils acceptent.

Partout à Madagascar, l'hommage aux ancêtres est fervent. Tous les cinq à sept ans, au jour le plus favorable déterminé par un medium, entre début juin et fin septembre, les corps sont exhumés et revêtus d'un linceul neuf. Cette cérémonie est joyeuse. Les gens se réjouissent de retrouver leurs proches.

Toute les amis, ainsi que les voisins de la famille, sont là. Il y a foule. Certains jouent de la musique. Tout le monde se pressent autour des corps exhumés.

Nous reprenons notre route, en direction d’Ambositra. Nous voulons faire de la randonnée chez les Zafimaniry. Une fois l’hôtel trouvé, nous partons à la recherche de Jean-Pierre, conseillé par Jean-Noël, qui est originaire du pays Zafimaniry.

 Petit groupe de quelques 20 000 personnes, localisé à l’est d’Ambositra, les Zafimaniry sont considérés comme faisant partie du groupe ethnique Betsileo. Leur habitat est resté très traditionnel, construit en bois et en fibres végétales.

Nous prévoyons de partir le lendemain, avec Jean-Pierre, pour Antoetra, village Zafimaniry le plus accessible par la route, d'où nous débuterons notre randonnée. Nous passons le reste de la journée à déambuler dans la ville ; Ambositra est en effet réputée pour son artisanat, et de nombreuses boutiques proposent des sculptures  ainsi que des articles en marqueterie.

Départ pour Fianarantsoa, toujours en taxi-brousse. L'occasion pour nous de prendre quelques photos, le long de la route...

 

Depuis Fianarantsoa, nous désirons, dans un premier temps, nous rendre au parc national Ranomafana. Après un rapide tour de ville, nous nous préoccupons de trouver un véhicule qui va nous permettre de faire l’aller et retour jusqu’au parc, le lendemain dans la journée.

 

Nous trouvons la visite de ce parc décevante, le temps n’étant déjà pas au beau fixe. Par ailleurs, nous avons vu peu de lémuriens, mais nous ne nous sommes peut-être pas enfoncées assez loin dans la forêt.

Nous sommes de retour à Fianarantsoa le soir même.

Dans un second temps, nous prévoyons de faire le trajet Fianarantsoa/Manakara en train.

163 kms de voie relient Fianarantsoa, située sur les hauts plateaux, à Manakara, ville côtière de Madagascar. Construite entre 1926 et 1936, cette ligne de chemins de fer traverse un des plus beaux paysages de Madagascar sur sa descente des hauts plateaux jusqu’à la mer. Jalonnée de 67 ponts et 48 tunnels, c'est une des lignes de chemins de fer les plus raides du monde.

Le départ se fait très tôt le lendemain matin. Nous n’avons pas pu avoir de places en 1ère classe. Nous allons donc voyager en seconde. Il y a beaucoup de monde et nous sommes très serrés dans les wagons.

Une heure après le départ, nous sommes au milieu des plantations de thé. Soudain, le train s’arrête... Nous sommes en panne, et nous allons rester plusieurs heures là, à attendre...

Le train s’ébranle. Cette fois-ci, nous partons pour de bon. Plus nous perdons de l’altitude, plus la végétation devient luxuriante. Le paysage est vraiment très beau. Les arrêts dans les gares nous permettent d’assister à la vie locale.   

 

Nous arrivons très tard à Manakara. Nous sommes passées des hauts plateaux malgaches à la côte. A Manakara, nous projetons d'aller sur le canal des Pangalanes.

C’est en 1896 que le Général Galliéni décréta la construction du canal pour faciliter le transport des marchandises, et exercer un contrôle administratif et militaire sur toute cette région. Constitué d'une enfilade de rivières natuelles et de lacs artificiels, cet incroyable canal, séparé de l'océan par une étroite bande de terre, s'étire sur 665 km le long de la côte est. 

Nous trouvons Jean-Marie, qui nous servira de guide. Il nous avait également été recommandé. Nous partons le lendemain avec lui.

Cette journée en pirogue a vraiment été très agréable. Nous en avons profité pour manger de la langouste. Mais il est temps de reprendre notre route.

De retour à Fianarantsoa, nous prenons la direction du Parc National d'Isalo.

Nous logeons à Ranohira, la ville la plus proche du parc, et dès que nous sommes installées, nous nous mettons en quête d'un guide pour visiter le parc et y faire de la randonnée. Ce sera Zerina, trouvé par l'intermédiaire du bureau l'ANGAP. Nous prévoyons  de faire deux « boucles » avec lui, à l'intérieur d'Isalo.

Le lendemain matin tôt, nous nous mettons en route pour le canyon des Makis (Nous avions trouvé la veille un chauffeur qui, depuis Rahonira, pourrait nous amener et venir nous chercher à proximité du parc). 

 

 

Le canyon des Makis  est un des lieux les plus visités d'Isalo. Nous pouvons déjà y apercevoir quelques espèces de lémuriens. Nous partons ensuite faire de la randonnée à l'intérieur du parc, et là nous passons la journée dans un paysage splendide, sans un touriste en vue...

C'est en prenant la direction de la cascade des nymphes que nous les apercevons. Une petite dizaine de lémuriens Sifakas est là, très proche de nous ; nous les photographions à volonté, ils ne bougent pas... puis l'un après l'autre, ils s'en vont, se déplaçant latéralement en dansant... C'est époustouflant... Nous ne regrettons vraiment pas notre petite randonnée...  

Le lendemain, nous repartons à nouveau dans le parc : la piscine naturelle, piscines bleue et noire, reine d'Isalo, fenêtre d'isalo. Que de beaux paysages...

C'est à nouveau l'occasion de revoir des lémuriens, mais rien ne vaut la danse des "Sifakas"... Cela rattrape ce que nous n'avons pas vu au Parc Ranomafana.  

 

Notre voyage se termine... Demain, nous quittons le parc pour rejoindre Antananarivo. Nous avons prévu de prendre un Madabus, ligne de bus nouvellement créée par Amélie.

Nous arrivons dans le courant de la nuit suivante à destination. Le temps de faire quelques derniers achats, et nous prenons l'avion en direction de la France. 

Nous gardons un excellent souvenir de ce voyage.  Voyage très riche, qui nous a permis de voir de très beaux paysages, ainsi que de rencontrer des gens très attachants.

 

 

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Laos/Cambodge

Jeudi 01 Mai 2008 à 14:31

Publié par Lilas Marie dans RECITS DE VOYAGES

 

   

        Compagnie aérienne

Emirates

Visa

Possibilité de l'obtenir à la frontière

Monnaie

Le Kip

 

 

 

L'avion amorce sa descente. Dans quelques minutes, nous allons atterrir à Bangkok.

Les formalités de douanes accomplies, nous nous rendons à Mo Chit, la gare routière Nord de Bangkok, avec l'intention d'y prendre un bus VIP qui nous mènera à Nong Khai à la frontière laotienne.

A vingt heures, nous prenons place dans le bus. Les sièges sont très larges et font couchettes. On nous distribue une couverture, un petit oreiller ainsi que de quoi "grignoter" et boire, puis nous partons.

Il est prévu que nous arrivions à Nong Khai très tôt le lendemain matin.  Confortablement installées, nous somnolons déjà, alors que le bus n'a pas encore quitté Bangkok...

A Nong Khai, après un rapide petit-déjeuner, nous prenons un tuck-tuck afin  de nous rendre au "Pont de l'Amitié". Nous avons prévu de prendre notre visa directement à la frontière, ce qui se fait sans problème et très rapidement. Nous arrivons à Vientiane en milieu de matinée.

Nous nous installons dans une guesthouse à proximité du Mékong et passons l'après-midi, ainsi que le jour suivant, à visiter la ville.

Vientiane est la capitale du Laos, mais, peu étendue, elle ressemble plus à une ville de province. Les abords du Mékong sont vraiment peu aménagés. Les principales curiosités à visiter sont des monuments religieux appelés Wats au Laos.

 

En fin d'après-midi, nous nous rendons à la gare routière de Vientiane afin d'y réserver notre trajet de bus  pour Luang Prabang.

Nous partons très tôt le lendemain matin. La route est longue, mais vraiment très belle. Nous arrivons à destination en fin d'après-midi. Nous nous installons dans une guesthouse au bord du Mékong. 

Luang Prabang fut la capitale du royaume du Laos jusqu'en 1563, date à laquelle le roi décida de s'établir à Vientiane. C'est la ville la plus chargée d'histoire et la plus riche en monuments religieux du Laos. Elle est classée au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO depuis 1995. 

Luang Prabang regorge de Wats, tous aussi beaux les uns que les autres.  

  

Nous faisons également "l'ascension" du Mont Phousi, d'où l'on jouit d'un beau panorama sur la ville ainsi que ses principaux édifices. 

  

Il y a beaucoup à faire à Luang Prabang et dans ses environs ; nous en profitons pour organiser  quelques excursions :

  • Les grottes de Pak Ou. Creusées dans une falaise calcaire, au bord du Mékong, leur accès se fait par le fleuve et le trajet pour y arriver constitue une promenade agréable. C'est un lieu de pélérinage ; lors des fêtes du Nouvel An, on y apporte des statues, d'où leur nombre important (4 000).  Mais ceux qui connaissent Pindaya en Birmanie seront déçus...  

 

  

 

  • La cascade de Tad Kouang Si. On y accède en Tuck-Tuck. De belles rizières sur le trajet. C'est un endroit agréable et la chute d'eau est très belle. Il est possible d'emprunter un sentier latéral pour accéder en haut de la chute.  

 Après quelques jours passés à Luang Prabang, nous reprenons notre route. Retour sur Vientiane, puis continuation vers Paksé, plus au sud. 

Arrivée à Paksé très tôt le matin. Il nous faut téléphoner à la Compagnie Emirates à Bangkok afin de confirmer notre vol de retour. Nous en profitons également pour faire un petit tour de ville, mais le temps n'étant  vraiment pas au beau fixe, nous nous dirigeons finalement vers la gare routière, en espérant que cette pluie se calme...

Nous prenons un bus pour Tad Lo, village situé en bordure du plateau des Bolovens. Tad Lo est surtout connu pour ses belles chutes d'eau. Le bus nous dépose au bord de la route. Il nous reste 2 kms à faire à pied pour rejoindre le village.

Nous trouvons à nous loger dans un petit chalet en bois, au bord  de la rivière Xe Xet, non loin des chutes. C'est un endroit très agréable en pleine nature.  Nous passons plusieurs jours à Tad Lo. Les possibilités de balades sont nombreuses, notamment à dos d'éléphant.

Nous voici à nouveau sur la route. Nous nous rendons à Champassak, au bord du Mékong, où se trouve le Wat Phou.

 Le Wat Phou, berceau de la civilisation Khmère, est un temple qui date des 5ème et 6ème siècles. Il est antérieur d'au moins 200 ans aux temples d'Angkor. Le Wat Phou est classé au patrimoine mondial de l'humanité depuis 2002. 

 Nous nous approchons peu à peu de la frontière cambodgienne. Nous séjournons désormais à Don Khone, une île faisant partie des "4 000 îles" au sud du Laos, au beau milieu du Mékong.

A cet endroit, le Mékong, d'ordinaire calme, est ponctué de rapides et chutes d'eau spectaculaires : Li Phi et Khong Phapheng, entre autres.

Le Mékong à perte de vue.... C'est impressionnant. 

Nous visitons l'île de Don Khone, ainsi que sa voisine Don Det, reliées entre elles par un pont, ancienne ligne de chemin de fer construite par les Français afin de contourner les écueils et les rapides du Mékong à cet endroit là.

 Il fait très beau et les balades dans les rizières, ainsi qu'au bord du Mékong, sont vraiment très agréables.